Santé, bien-être et qualité de vie dans les Pays de la Loire. Baromètre de Santé publique France 2017

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L’essentiel

Ce document rassemble les résultats, pour les Pays de la Loire, de l’enquête Baromètre de Santé publique France 2017 concernant la santé perçue, le bien-être subjectif, le lien social et le sommeil. D’autres thématiques explorées par cette enquête y sont également présentées, notamment violences subies, opinions sur les vaccinations et renoncement aux soins.
⯈ Concernant tout d’abord la santé perçue, plus de trois quart (78 %) des habitants des Pays de la Loire se perçoivent, en 2017, en bonne santé, et à l’inverse 4 % ont une perception négative de leur état de santé.
33 % des Ligériens de 18-75 ans déclarent une maladie ou un problème de santé chronique. 21 % se déclarent limités dans leurs activités courantes, depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dont 5 % fortement.
Ces différents indicateurs se dégradent avec l’âge : entre 55 et 75 ans, environ une personne sur deux déclare être atteinte d’un problème de santé chronique et une sur trois se dit limitée dans ses activités courantes.
Ils apparaissent en outre moins bons chez les femmes, qui déclarent un peu plus souvent que les hommes, des limitations fonctionnelles, et moins souvent être en bonne santé.
Les personnes des groupes sociaux les moins favorisés se déclarent moins souvent en bonne santé, et plus fréquemment atteintes d’un problème de santé chronique, ainsi que fortement limitées dans leurs activités à cause d’un problème de santé.
Dans la région, ces indicateurs apparaissent en 2017 plus favorables qu’au plan national, avec une proportion de personnes se déclarant en bonne santé supérieure à la moyenne nationale (78 % vs 75 %) et des proportions inférieures à cette moyenne de personnes (se) déclarant un problème de santé chronique (33 % vs 37 %) ou fortement limitées dans ses activités quotidiennes à cause d’un problème de santé (5 % vs 7 %).
⯈ En cohérence notamment avec ce constat, la situation de la population régionale en matière de bien-être subjectif semble plus favorable qu’au plan national. Ainsi, 89 % des Ligériens de 18-75 ans ont une perception positive de leur vie actuelle contre 85 % en France. Un constat analogue est observé pour la perception de la vie future (89 % vs 86 %). Les personnes appartenant aux groupes sociaux les moins favorisés ont moins souvent une perception positive de leur vie actuelle ou de leur vie future.
⯈ Concernant le lien social qui constitue un déterminant important de la santé, les différents indicateurs étudiés apparaissent dans la région plus favorables qu’au plan national. Ainsi, les habitants des Pays de la Loire déclarent plus souvent qu’en moyenne en France avoir été bénévoles dans l’année (36 % vs 29 %), de bénéficier d’un intérêt marqué de la part d’autrui (29 % vs 25 %). Ils déclarent moins souvent n’avoir aucune ou seulement une ou deux personnes sur lesquelles ils peuvent compter en cas de graves problèmes personnels (21 % vs 25 %), et pouvoir obtenir difficilement ou très difficilement de l’aide de leurs voisins en cas de besoin (15 % vs 18 %). De façon globale, ces indicateurs en matière de lien social apparaissent moins favorables parmi les catégories sociales les moins favorisées.
⯈ Comme en France, une part importante des habitants de la région déclarent des troubles du sommeil : 23 % des difficultés d’endormissement, 48 % des réveils nocturnes avec difficultés pour se rendormir, 45 % des réveils trop précoces. 22 % considèrent que leur sommeil n’est pas réparateur. L’insomnie chronique concerne 13 % des Ligériens de 18-75 ans, et plus particulièrement les femmes (22 % vs 11 % des hommes). Ces taux régionaux sont proches de la moyenne nationale.
En semaine, le temps moyen de sommeil des habitants de la région (6h52) est supérieur de 10 minutes à la moyenne nationale (6h42). Ceci explique la part plus faible dans la région de personnes qui dorment 6h ou moins par nuit en semaine (31 % vs 36 % en France). Par ailleurs, 13 % des Ligériens de 18-75 ans sont en restriction sévère de sommeil1 en semaine, et 17 % en dette sévère de sommeil non compensée, soit des taux peu différents de ceux observés au plan national.
⯈ 9 % des 18-75 ans déclarent avoir été victimes dans l’année de menaces verbales, d’humiliations ou d’intimidations, 8 % d’un vol ou d’une tentative, 2 % de violences physiques, moins de 0,5 % d’harcèlement sexuel. Ces taux régionaux sont proches de la moyenne nationale, sauf pour les menaces verbales, d’humiliations ou d’intimidations qui sont moins souvent déclarées par les habitants de la région (9 %) qu’au plan national (12 %).
Près de 4 % des Ligériens déclarent par ailleurs avoir été victimes au cours de leur vie de violences sexuelles, cette proportion est inférieure à la moyenne nationale (6 %). Ces taux doivent toutefois être considérés avec précaution car ils sont très inférieurs à ceux observés dans de précédentes enquêtes nationales.
Comme en France, dans la région, les hommes sont plus souvent victimes de vols et de violences physiques que les femmes, ces dernières étant plus souvent concernées par les violences sexuelles.
Entre 2010 et 2017, la proportion de personnes déclarant avoir été victimes de vol ou de tentative est en hausse dans la région (6 % à 8 %), comme au plan national.
⯈ En 2017, 15 % des Ligériens de 18-75 ans déclarent avoir renoncé dans l’année pour eux-mêmes et pour raisons financières à des soins dentaires, 8 % à des équipements d’optique (lunettes, verres, monture, lentilles), 6 % à une consultation médicale et 4 % à une psychothérapie. Pour les soins dentaires et les équipements d’optique, ces taux régionaux sont inférieurs de 3 points à la moyenne nationale. Ce constat régional peut être notamment rapproché de la moindre proportion de personnes déclarant ne pas avoir de couverture maladie complémentaire (2 % vs 5 % en France).
⯈ 19 % des habitants des Pays de la Loire se déclarent en 2017 pas favorables aux vaccinations en général.
La situation régionale dans ce domaine est proche de la moyenne nationale.
Le taux d’adhésion aux vaccins de la population ligérienne (81 %), peu différent de celui observé en 2014, est plus élevé que celui mesuré en 2010 lors de la campagne de vaccination de la grippe H1N1, mais reste plus faible que celui de 2005 (90 % d’avis favorables).
Comme en France, le vaccin contre la grippe rassemble spontanément le plus d’avis négatifs, devant les vaccinations contre l’hépatite B et le HPV (Human papilloma virus), en lien notamment avec les controverses ou crise sanitaire les concernant.
⯈ Les enjeux d’information en matière de santé restent importants dans la région. Un tiers des Ligériens de
18-75 ans se déclarent pas du tout ou plutôt pas bien informés sur la maladie de Lyme. Seulement 19 % des habitants déclarent avoir déjà entendu parler de la bronchopneumopathie chronique obstructive et 25 % de ces personnes (soit 5 % des Ligériens) ont cité spontanément le tabac comme principale cause de cette maladie.

Quid

Auteur
ORS Pays de la Loire
Financement
Agence régionale de santé Pays de la Loire
Citation suggérée
ORS Pays de la Loire. (2019). Santé, bien-être et qualité de vie dans les Pays de la Loire. Résultats du Baromètre de Santé publique France 2017. #4. 32 p.

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